Anita Chapitre 1: Joyeux anniversaire, Anita! (1/5)

Publié le par Véronique

pdf de l' introduction pour ceux qui n' ont pas lu

Joyeux Anniversaire, Anita.

Rêve.

Le passage qui suit, chers lecteurs, se situe dans un univers aux lois régies et normalement compréhensibles par un être humain se nommant Noël Landry. Le sens des propos tenus ci-dessous n' engage que celui-ci et celui-ci n' est pas responsable de la possible non compréhension du texte par vous..

Bonjour Mademoiselle.

Je ne sais pas ce que vous venez faire dans mon rêve (Peut-être êtes-vous une de ces beautés de l' été qui passe dans le bus et que mon subconscient a retenu par voie subliminale), en tout cas maintenant que vous êtes là, vous allez devoir m' écouter un peu. Si vous partez maintenant, je vous préviens, je serai vexé!
Je suis quelqu'un de poli, alors je vais commencer par me présenter:

Je m' appelle Noël Landry. J' ai 15 ans, et j' habite en banlieue. On peut dire que j' ai une famille à peu près normale: Un père bon-vivant mais un peu ennuyeux, une belle-mère envahissante, et deux soeurs, Jessica , qui a un an de plus que moi, et Julie, la dernière, qui est âgée de 11 ans. Niveau parents, mon père est médecin généraliste, et ma belle-mère (enfin, ca ne compte pas vraiment dans la catégorie parents) prénommée Eve, est sa secrétaire médicale. (Papa, tu n' es pas allé chercher loin.) Je ne l' aime pas vraiment, mais il faut bien que Papa puisse aimer quelqu'un d'autre dans sa vie...

Vous ne répondez toujours pas?

Je sais bien que vous faîtes partie d' un rêve, mais quand même... Bon, je continue.

Vous devez sûrement vous dire « Et votre mère »?, n' est-ce pas? (Elle reste muette, tant pis)

Voici ce qui s' est passé la conçernant:

Lorsque j' avais 11 ans, pendant les vacances, j' avais pour habitude de garder ma petite soeur Julie le mercredi après-midi, en attendant que ma mère revienne de son travail. (Elle est infirmière, Papa, tu n' es pas allé chercher loin une fois encore.) Pendant que Julie jouait avec ses poupées, le téléphone se mit à sonner. C' était ma tante Marie Michelle: Sur un ton précipitée, elle me demanda de me préparer pour sortir et qu'elle était sur la route.
J' étais content d' entendre sa voix et d' apprendre qu'elle arrivait à la maison, mais son humeur au téléphone ne présageait rien de bon. Sachant qu' elle se mettrait dans une colère noire si je ne faisais pas ce qu' elle disait, j' obéis et une demi-heure plus tard, Julie et moi étions prêts. Tatie Marie miches (j' adorais l'appeler comme ca, mais lorsque j' ouvris la porte et que je vis son air décomposé, je m'abstins de l' appeler ainsi.) s' était visiblement habillée à la va-vite, parce qu' elle ne portait pas ses vêtements ultra stylés qu' elle portait d' habitude et ô malheur, n' avais pas eu le temps de se maquiller.

Nous restâmes silencieux, même durant le trajet en voiture. Elle prit la parole au bout d' un quart d' heure. Elle dit que notre mère était malade. Je demandai si elle allait mourir, ce a quoi elle répondit « non » avant de se taire à nouveau.
Je déteste, même maintenant, les adultes lorsqu' ils ont ce genre de réaction: Il mentent très mal et nous prennent pour des petits imbéciles.
Au lieu de simplement me dire la vérité, elle laissa travailler mon imagination qui me fabrica les pires scénarios imaginables: un accident de voiture, les cancers du cerveau qui arrivent sans crier gare, les fous meurtriers et les braqueurs de banque.
Arriva ce que je redoutais: Ma tante se gara dans le parking d' un hôpital. Julie se mit à pleurer et ma tante la prit dans ses bras pour la consoler. Je demandai où se trouvait mon père, et elle me répondit qu' il était en route. Elle nous fit asseoir dans la salle d' attente et partit chercher des nouvelles.

Ma mère était une femme adorable. D' origine réunionnaise, elle était ô que belle (Je me demande comment Papa a fait pour l' épouser; heureusement j' ai plus pris de son coté, niark) et intelligente; Elle était brune, grande avec un teint halé et des yeux marrons. Elle avait un sourire ravageur qui rendait mon père protecteur et jaloux.

D' une nature sensible, elle s' était pourtant tournée vers le métier d' infirmière, et s' occupait des patients en fin de vie. Elle était calme et douce, et nous chouchoutait beaucoup. Pourtant, je sentais depuis quelques mois que quelque chose avait changé; il y avait une certaine tension dans la maison entre elle et mon père. Ma voisine d' à coté, qui avait le même âge que moi, me disait pour me faire peur qu' ils allaient divorcer tout comme ses parents; Cette petite peste, spécialiste des plans et qui mangeait comme quatre profitait de chacun de mes doutes pour lancer son venin sur moi. Elle disait même que j' allais pour la peine changer de maison et qu' on ne se verrait plus jamais (j' avais l' impression que ca lui faisait de la peine). Peut être avait-elle peur de ne plus me voir, mais si c' était vraiment le cas, je n' aimais pas la façon dont elle l' exprimait (Décidément les filles c' est vraiment trop compliqué.)
Ma mère, ce matin là, avait réfuté toutes les accusations de ma voisine. Peut être que ce qui allait arriver était le fruit d' un démon encore plus méchant que le divorce? Qu' avait-elle fait de mal?

On me fit entrer avec ma tante dans la chambre d' hôpital (ma petite soeur était restée dans la salle d' attente avec un autre oncle), et en voyant ma mère couchée sur le lit, je crus tout d' abord qu' elle dormait. Puis je vis que la moitié gauche de son visage était couverte d' ecchymoses et des contusions couvraient toute la partie gauche de son corps. Je ne sais pas si les bandages et autres trucs de médecins étaient efficaces, mais la première chose que je pensai fut: « elle a mal. »

Je lui demandai ce qui s' était passé, mais évidemment elle ne répondit pas. Le médecin regarda ma tante, et celle-ci se décida enfin à parler:

« Il y avait des gens qui ont essayé de prendre l' argent d' un convoi, mon chéri, et une voiture a dévié et a renversé ta maman. »

« C' est quoi, un convoi? »

« C' est un camion qui amène de l' argent pour les banques. »

« c' étaient des voleurs, alors? »

« Oui, mon chéri... »

Elle essaye de me prendre dans ses bras mais je n' avais aucune réaction. Je continuai à regarder ma mère. Je demandai au médecin si elle pouvait m' entendre, et il me dit que probablement. Je me contentai de lui prendre la main.

Mon père et ma grande soeur arrivèrent une demi heure plus tard, et sa réaction fut à l' opposé de la mienne. Il était complètement déboussolé et sans repères, il se mit à crier et a pleurer comme un petit enfant. Je restai de marbre.

Ma mère mourut le lendemain matin.
Je crois que certaines personnes dans la famille ont du me considérer comme un monstre, parce que je n' eu réellement aucune réaction; j' étais pourtant profondément mortifié par la disparition de ma mère. Je me demande même parfois ce qui m' as pris. Je crois que j' étais comme les enfants qui ne disent rien et qui bloquent tous leurs états d' âmes à l' intérieur d' eux. Par la suite, lorsqu' au quotidien, je réalisai l' importance que ma mère avait dans ma vie, et le considérable manque qu' elle avait laissé, il m' arriva souvent de pleurer dans ma chambre; nous dûmes cependant nous remettre en marche, et ce fut pour mon père que ce fut le plus difficile. Même aujourd'hui, il a encore des réactions enfantines qui pèsent sur toute la famille et que seule Eve parvient à canaliser.

Vous ne parlez toujours pas?

Pourtant, il paraît que lorsqu' on raconte un événement triste, ca fait tomber toutes les filles.

Oh, ne croyez pas que c' est une manoeuvre pour vous approcher ou quelque chose comme ca, hein. J' ai une petite amie.

Puis c' est bizarre, c' est mon rêve et vous ne faîtes rien du tout. Si je raconte ca à Anita, elle va encore dire que je suis un looser.

Je raconte mon histoire à peut de gens vous savez... Ca serait cool, si vous parliez un petit peu...

Enfin bon, je comprends. Beaucoup de gens me trouvent bizarre parce que je ne réagis jamais à ce genre d' évenements. En tout cas, je préfère ca que de me bloquer complètement comme une certaine fille...

Commenter cet article

Sakureiko 23/06/2005 21:37

vraiment sympa cette histoire , j'ai hate de lire la suite ! et j'espère qu'on aura un bon happy end et que noel et Anita finiront ensembles :p